Samedi 24 septembre
Après la Pologne, nous traversons la République Tchèque. Nous atteignons l’ancien poste de douane autrichien. Aujourd’hui, les bureaux de change sont fermés et il n’y a plus de contrôle de passeport … Mais cela ne nous manque vraiment pas. Juste avant le poste il y a un grand magasin « Duty free » qui vend surtout de l’alcool, des chocolats et des parfums. Un grand nombre d’autocars sont garés devant et nous passons notre route, trop de monde.
Nous passons la nuit à Drasenhoffen, première ville frontalière en Autriche.

Strasshof

Dimanche 25 septembre
Beaucoup de culture dans cette région d’autriche, il y a des champs immenses de citrouilles, potirons et … d’éoliennes.
A Strasshof, au nord est de Vienne il y a un lieu incontournable pour les amateurs de chemins de fer. C’est le musée ferroviaire de Strasshof «Das Heizhaus », qui est situé à l’emplacement d’une ancienne gare ferroviaire, en service régulier jusqu’en 1978. C’est un musée privé, créé par le club 1.OSEK (1. österreichischen Straßenbahn-und Eisenbahnklub).
Le musée en chiffres : 150.000 m² de terrain, des bâtiments historiques, 8 machines à vapeur capables de travailler, plus de 100 bénévoles, jusqu’à 40.000 heures de travail et de restauration. Il a ouvert ses portes au public en 1984. En plus des attractions comme se promener dans le parc sur un modèle réduit, le Musée ferroviaire Strasshof abrite la plus grande partie de la collection ferroviaire nationale d’Autriche

Nous entrons dans une voiture ancienne de messagerie ferroviaire. Ce quatre essieux accueille depuis 2005 un réseau ferroviaire en modèle réduit très impressionnant : 1,75 m de large sur plus de 11 m de long. En arrière plan les montagnes de l’Allgäu, un peu plus loin la station d’Oberstdorf et son environnement, et une grande fête de la bière. Aux manœuvres un vrai chef de gare, avec un centre de régulation du trafic ferroviaire. Tout ce magnifique travail est dû aux bénévoles et passionnés des chemins de fer. Nous en connaissons un près de chez nous qui en prendrait plein la vue .. mais pour l’instant il s’occupe des yeux des autres.

Dans un immense hangar ferroviaire, une « vielle dame » qui vient de fêter ses 100 ans, la 310,23, construite en 1911, avec le moteur le plus célèbre de la monarchie. Il y a aussi la « DT1.07 » construite en 1935, c’est l’un des derniers moteurs à vapeur utilisé par les chemins de fer autrichiens. Elle a été restaurée en 1993 et elle fonctionne !

Aujourd’hui, le 25 septembre, c’est le le jour des démonstrations de loco à vapeur, et nous avons la chance d’être là !! Elle ne roule que quelques jours par mois. Nous y faisons bien sûr un tour. Le temps de la recharger en charbon et nous voilà partis ! Le trajet est bien sûr assez court, mais suffisant pour se rendre compte de la puissance de la « bête ».
Au fond du parc, un terrain pour modèles réduits radio-commandés. Il y a des véhicules tout-terrain, des trucks, des camions de chantier … Pour nous c’est un réel plaisir que de les voir manœuvrer. Aujourd’hui, double jour de chance, on est dimanche et le club ne fait des démonstrations que le dimanche ! Ils prennent surtout beaucoup de plaisir à faire rouler leur engins.
Parmi les bénévoles, nous faisons la connaissance d’Eva, « jeune » retraitée et ancienne hôtesse de l’air sur la Lufthansa, qui parle un français très correct. Elle nous a permis d’avoir toutes ses explications. Elle donne de son temps au musée quelques jours par mois. Devant le musée il y a un petit parking sympa et tranquille avec de l’herbe qui nous accueille pour la nuit. Nous nous endormons avec des images de vieille loco qui emmènent encore un peu plus loin.

Vienne

Lundi 26 septembre
Nous voici à Vienne, ville que nous avions déjà visitée il y a quelques années. Vienne est une ville très riche en musées, parcs et châteaux. Nous allons découvrir le musée technique de Vienne, proche du château de Schönbrunn. Il y a un parking payant en face du château, mais il faut être vigilant, les prix sont … royaux, eux aussi (11 euros de l’heure pour un camping-car, même de la taille de Woki) donc privilégiez les transports en commun, qui ne manquent pas dans cette capitale.
C’est un bâtiment classé monument historique qui abrite le Musée technique de Vienne. De l’extérieur, ce bâtiment ne laisse pas deviner tout ce qu’il recèle de trésors, d’objets uniques, présentés sur 4 niveaux pour une surface totale d’exposition et d’expériences interactives de 20 000 m².
Nous commençons la visite par le dernier étage, dont une aile est consacrée aux instruments de musique. Nous sommes fascinés ! Il y a de nombreux pianos, violons, orgues. Dans une des pièces nous pouvons comprendre le fonctionnement des pianos en manipulant des claviers prévus à cet effet. Un instrument a particulièrement retenu notre attention. Le « Phonoliszt violina » de Hupfeld (photo de droite). En 1907, il inventa une machine combinant automatiquement le piano et le violon, qu’il appela la « 8ème merveille du Monde » et qui jouait automatiquement du violon. Cet instrument est composé de trois violons, chacun ayant une seule corde active, et placés le long d’un archet circulaire, contre lequel le violon était poussé par effet pneumatique. Les notes sont jouées par des doigts mécaniques le long des cordes, grâce à l’action des touches du clavier du piano.

Des ateliers de fabrication de piano, orgues et violons sont installés dans le musée. Nous passerons beaucoup de temps dans cette partie du musée et apprenons beaucoup de choses. Saviez-vous que l’accordéon a été inventé à Vienne en 1829 ?
En procédant par essais et erreurs, les fabricants d’instruments s’appliquèrent continuellement à améliorer leurs produits. Une section spéciale est réservée à ses expériences qui aboutirent à l’émergence des instruments électroniques au 20ème siècle. Ainsi cette partie musique nous fait prendre conscience du rôle permanent de la technique et de l’artisanat dans la facture des instruments de musique.
D’autres reconstitutions présentent des machines à entraînement par courroies qui étaient utilisées dans des usines. Un jeu interactif permet de constater la démultiplication de la force, avec comme principe la courroie en tant que système de transmission.

Une autre partie de cet étage est consacrée aux « Transports », et retrace l’évolution des divers moyens de locomotion. Il y a de nombreuses reproductions de bateau, de simples maquettes en bois reproduisant des pirogues à de gigantesque modèles réduits, comme ce paquebot devant lequel je reste en admiration.

Un peu plus loin, un hélicoptère et le monoplan Etrich II « Taube », la Mercedes W 196 « Silberpfeil » et le salon impérial sur roues de l’impératrice Élisabeth. Sans oublier une part belle aux dirigeables, dont le Zeppelin.
Toute une partie est consacrée aux prémices de l’aviation. Nous y retrouvons avec grand plaisir une maquette du Flyer des Frères Wright et le moteur utilisé pour leur premier vol (photo ci-dessous à gauche). Dans une vitrine le plus petit des « planeurs » utilisé par Otto Lillienthal. Et au-dessus de nos têtes un cerf-volant ayant appartenu à la «Drachenstation» de Vienne.
Nous passerons aussi beaucoup de temps dans les salles « Science et médecine« . Des animations nous permettent de tester la douleur lombaire sur une colonne vertébrale qui souffre quand on la tord ! De nombreux mannequins pour nous expliquer la pose d’un pacemaker, d’une prothèse auditive, l’utilisation des Rayons-X, ….

Un autre étage est dédié à la « Vie quotidienne ». On y retrouve tous les objets qui ont traversés les époques, finalement pas si lointaines. On se rappelle ainsi les vieux postes de radio qu’écoutaient nos grands-pères ou les vieux fer à repasser de nos grands-mères. Nostalgie, quand tu nous tient ….
Une salle est consacrée au « Monde des médias » qui souligne les évolutions des technologies de l’information et de la communication.
L’aile consacrée au thème de « l’énergie » aborde le thème complexe de l’approvisionnement en énergie, faisant la part belle à l’expérience personnelle. On touche à tout, on manipule et on apprend ou on révise beaucoup. Il y a une reconstitution de mine houillère extrêmement fidèle à l’original.

Au premier étage, « Nature et découvertes » avec des jeux interactifs pour expliquer les progrès des sciences de la vie et leurs conséquences Et pour faire un raccord avec notre journée d’hier, au centre du musée, l’exposition « Aventure loco ». Pour les connaisseurs, il y a l’Ajax, la Steinbrück et Cie , elles comptent parmi les plus anciennes locomotives et les plus anciens wagons.
Nous avons passé près de 4 heures dans ce musée, mais aurions pu y rester encore plus longtemps. A visiter sans faute si vous passer par Vienne !

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