Jeudi 1er décembre. Après notre passage à la frontière, direction Nouadhibou.  A l’époque coloniale, cette ville se nommait Port-Etienne. C’est la capitale économique du pays, alors que Nouakchott en est la capitale politique et administrative. Nouadhibou était une escale de l’Aéropostale du temps des pionniers de l’aéronautique, entre les deux guerres mondiales.

Bien avant d’entrer dans la ville, un panneau indique « Zone franche ». Vu dans la presse :  « Ce projet de Zone Franche créé en 2013 avance très lentement, et ce malgré l’installation en août 2015 du poste de contrôle douanier au PK 40 (marquant l’entrée de la zone) et la mise en œuvre d’avantages fiscaux (zéro impôt pendant sept ans, redevance de 2 % sur le chiffre d’affaires), douaniers (zéro droit de douane sur les importations comme sur les exportations) et administratifs (guichet unique, foncier, urbanisme, fiscalité). On dénombre sur les doigts d’une main les installations d’entreprises réalisées ou en projet : le marocain Unimer (conserverie et farine de poisson), le néerlandais Damen (chantier naval), les français Imerys (raffinage du quartz) et Olvea (huiles de poisson). »

Après avoir traversé en partie Nouadhibou, dans une circulation démente, Nous arrivons au camping de la « baie des Lévriers », c’est plutôt un parking, mais qui a l’avantage d’être dans la ville. La circulation se résume en seul mot : Je passe. Les feux tricolores, pourtant sophistiqués (décompte des secondes restantes pour le rouge, et vert clignotant pour annoncer le rouge), les feux donc ne sont qu’une option sur la route. Prudence donc !

Pour nous ce sera le parcours du combattant de la carte SIM. Le sympathique monsieur qui nous ouvre les portes du camping (et que nous prenons donc pour le patron) se propose de nous accompagner pour acheter une carte SIM locale et une recharge. La première SIM, une Mauritel a été achetée dans les rues de Nouadhibou avec une recharge de 3000 Ouguiya (soit environ 7 euros) sauf que l’on ne savait pas que la carte SIM doit être validée dans un bureau Mauritel avec passeport.
Aucune boutique de rue n’ayant la solution, on a déambulé de ruelles en ruelles avec la nuit tombante. Ne voyant pas de solution avec Mauritel. On a acheté une SIM Chinguitel avec une recharge de 500 Ouguiya qui ne nécessite pas d’aller trouver une boutique officielle avec passeport. Mais impossible de la mettre en service notre numéro de passeport. « on » nous a passé une pièce d’identité Mauritanienne pour l’activer pour 24heures (dur, dur).

En circulant sur le chemin du retour vers Woki, on est tombé sur une boutique Mauritel qui était encore ouverte. On a fait enregistrer notre passeport, d’ici samedi notre puce Mauritel devrait marcher !!! Heureusement que nous n’avons pas attendu le lendemain matin, car il y avait foule (et c’est peu dire) devant les locaux Mauritel, une personne délivrant même dans la rue des tickets de passage. Ce sont tous les petits revendeurs … Et tout ça pour avoir de l’internet et mettre notre site à jour et rester en contact avec vous les amis !!

Bon comme pour l’instant rien ne fonctionne, qu’il est tard et que nous avons un peu faim, nous trouvons un café-patisserie près du camping, le Pleine Lune. Et en dégustant un pain aux raisins nous profitons du WiFi local, ce qui est rare. Finalement, la conclusion est que les mauritaniens ont tout fait pour nous aider … peut-être même un peu trop !!

Par contre notre déambulation dans Nouadhibou nous a permis de découvrir le costume traditionnel mauritanien : le Boubou Maure (ou Drâa). C’est un vêtement ample, avec un trou pour y passer la tête et deux larges manches ouvertes sur les côtés. Très souvent bleu, quelquefois blanc, mais toujours ornés de broderies dorées ou blanches. Comme il fait chaud en ce moment, les manches sont souvent remontées.
Les femmes portent élégamment  le Melafah (nom en hassaniya). C’est une grande pièce de tissu colorée (5m) qu’elles enroulent sur elles-mêmes pour dissimuler les épaules mais pas le visage. La mère d’Eljahd m’en a offert une, mais il va falloir que je m’entraîne pour le porter…

One Comment

  1. François periault

    Bonjour Patrick, bonjour Patricia,

    J’ai regardé et lu votre parcours très beau qui fait rêver, en voyant votre périple je me replonge dans mon voyage à Madagascar, un très beau souvenir, par contre la vie humaine avec les conditions est triste à voir.
    Amitiés,
    François

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