Vol Sal (Espargos) / Santiago (Praia)

Pour passer de Sal à Santiago, avant notre départ nous avions réservé notre vol sur la compagnie aérienne Binter, la seule à proposer des transferts inter-îles. Leur site Internet est très bien fait et en plus il peut être en français. L’intérêt d’avoir fait les résas de tous nos vols avant notre départ et d’avoir pu planifier notre voyage d’île en île et de ne pas perdre de temps ou d’avoir la mauvaise surprise de vols complets. En plus d’assurer nos transferts hôtels/aéroports, les réceptifs de Pura Vida nous confirment nos horaires de vols, et nous préviennent en cas de changement. ce qui peut arriver, en fonction des conditions météo par exemple. Sinon, il est conseillé de contacter l’aéroport pour s’assurer des départs.

Nous décollons à l’heure, 14h20, mais avec un fort vent de sable. On est un peu secoué. Mais le personnel à bord est très sympa, et nous avons même droit, pour un vol de si courte durée, à un biscuit Coco.  Nous arrivons à l’heure prévue, 15h05. L’aéroport international Nelson Mandela, ainsi nommé en 2012, a remplacé en octobre 2005 l’ancien aéroport international Francisco-Mendes.
Nous arrivons à notre hôtel, il donne sur l’océan, mais un peu décentré du centre ville. Aujourd’hui nous avons eu beaucoup de vent qui a apporté du sable du désert réduisant la visibilité, c’est l’harmattan. Normal en cette saison. Pour nous remettre de nos émotions, nous dînons dans un petit restaurant sympa, près de notre hôtel et les pieds dans l’eau. Pas de touristes, ambiance locale : salade de poulpe et morue.

Santiago est l’une des îles qui a le plus assimilé les influences du continent africain, tant au niveau de la culture, de la musique, des vêtements, de la gastronomie. Ainsi, Praia, capitale du Cap-Vert depuis 1772, ville de l’île la plus africaine du Cap vert, est surnommée le Petit Dakar. Cette influence africaine se retrouve aussi au surprenant marché aux puces de Sucupira. Ce marché est un peu décentré et se trouve plus au nord de la ville, en contrebas du Platô.

Au centre ville, le fameux quartier du Platô, ainsi appelé par les habitants, tire son nom de son emplacement sur un plateau surplombant le port de Praia. Son altitude moyenne est de 37 mètres au dessus du niveau de la mer. Ce quartier très animé est celui des commerces, des bâtiments publics, du palais présidentiel, des musées, des ambassades. La place principale est la Praça Alexandre Albuquerque, où se trouvent la mairie et la cathédrale. Près du palais du Président, la statue de Diogo Gomes surplombe le port de Praia en hommage à ce grand navigateur qui découvrit l’île de Santiago en 1460.

Sans oublier le « mercado municipal« . C’est un très beau marché, essentiellement alimentaire, épices, fruits, légumes, poissons et viandes. Nous ne résistons pas aux belles fraises proposées par une jeune vendeuse. Au marché municipal, de petits kiosques proposent des plats à manger sur place, soit pour les passants, soit pour les vendeurs qui sont là depuis tôt le matin.

Nous terminons notre journée en rendant visite à Jorge Varela, le gardien du phare situé sur Ponta Temerosa. Ce phare, le Farol de Dona Maria Pia, est actuellement en rénovation. Jorge, qui habite au pied du phare, nous fait visiter sa nouvelle cuisine et sa petite chambre qui sera bientôt repeinte. Il nous explique que le phare date de 1881 et qu’il doit son nom à Maria Pia de Savoie, reine du Portugal à l’époque de sa construction.

Jorge nous emmène ensuite, après avoir grimpé les 83 marches, jusqu’à la galerie et la lanterne. nous découvrons la baie et Praia à plus de 21 m de hauteur. Comme le phare est toujours en activité, avec une portée nominale est de 15 milles marins (environ 28 km), Jorge monte plusieurs fois par jour

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