Notre arrivée à Sal

Pour rester fidèle à sa réputation, notre vol Paris-Lisbonne via la TAP Portugal a un peu de retard, mais un peu moins d’une heure. On décolle vers 18h30. Après un petit snack à bord on arrive à Lisbonne, et pas de problème pour notre correspondance pour Sal. Décollage à 21h35 (heure locale) et très bon plateau repas chaud servi à bord. Après 4h00 de vol nous arrivons à Sal, plus précisément à l’aéroport Amilcar Cabral, vers 0h45 (heure locale), et récupérons nos deux valises sans problème.
Cet aéroport est le principal aéroport du pays. Il porte le nom du leader indépendantiste Amílcar Cabral.
Bienvenue à Sal. Après l’avoir appelée Lhana (plaine) pour désigner son relief plat, les premiers explorateurs rebaptisèrent cette île du nom de Sal quand ils découvrirent les gigantesques salines à l’Est de l’île.
Agréable à cette heure avancée de la nuit d’avoir un taxi réservé pour nous conduire jusqu’à notre hôtel à Santa Maria, où nous attend Laurent de Pura Vida, qui nous remet un plan de la ville, quelques conseils …

Santa Maria

Le lendemain, nous découvrons la petite ville de Santa Maria. Nous achetons notre carte Sim chez Unitel+. La vendeuse nous l’installe et la configure.  Les opérateurs locaux sont Cv Movel et Unitel T+, ils sont repérables sur les enseignes des magasins. En plus des points WiFi, cela nous sera pratique pour avoir accès à internet.

Santa Maria est une petite ville au double visage.

D’un côté, on apprécie la douceur du climat et les petites ruelles du centre ville, qui sont encore authentiques, avec des maisons aux couleurs pastels. De petits bâtiments ou hôtels de 2 à 3 étages.
De nombreux taxis et aluguers (transports collectifs) dans la rue principale et surtout une belle rue piétonne, rua Praca de Junho, avec ses restaurants et bars de plein air. Nous profitons de la fraîcheur des poissons pour tester du thon mi-cuit, des poissons grillés, et bien d’autres plats. Le soir, la plupart des bars et restaurants proposent des animations musicales.
C’est comme cela que nous faisons la connaissance d’Herculano Brito, de son nom d’artiste Kula, un guitariste d’exception qui, au travers d’un concert voix et guitare, nous dévoile l’âme du Cap Vert. En plus d’être un excellent musicien, il est très sympa et permet à Patrick de faire son premier enregistrement de musique. (voir notre page consacrée à la musique cap verdienne).

Beaucoup de maison sont en cours de construction, mais déjà habitées. Elles seront finies quand les finances le permettront … No stress !! C’est aussi la devise des chiens que les Cap verdiens adorent. Nous avons vu des voitures faire des détours sur la route pour les contourner plutôt que klaxonner pour les faire déguerpir.

A Santa Maria, de tous petits magasins ou kiosques tenus par des vendeurs sénégalais très sympas et qui proposent aux touristes des articles plus africains que cap-verdiens : tissus, artisanat, magnets, … Nous nous laissons tenter par un très beau pagne, coloré. Ici,à Santa Maria, on peut payer en euros, mais avec un taux de change de 100 CVE (Escudo du Cap Vert) pour 1 euro, contre 110 CVE pour 1 euro.

Les boutiques plus importantes, qui étaient auparavant tenues par des Sénégalais, ont cédées à la concurrence chinoise. En effet, les marchandises sénégalaises sont soumises à d’importants frais de port, alors que les produits chinois sont exonérés de taxes en contrepartie des investissements que la Chine fait dans la construction de nombreuses infrastructures cap-verdiennes (complexe hôtelier, construction d’une école, stade d’athlétisme, …). D’ailleurs l’île de Sal est jumelée avec la ville de Sanya (au sud de la Chine). Les bénéfices de l’explosion touristique sur l’île de Sal ont surtout profité aux Européens ou Chinois.

Certains hôtels ou restaurants, comme le Odjo d’Agua, redonnent un peu de verdure à cette île bien désertique. On peut y admirer de très beaux bougainvilliers, et des calebassier, arbre à calebasses.

L’autre visage de Santa Maria se situe plus à l’ouest de la ville. En effet, la plupart des grands complexes hôteliers sont construits le long de la plage. L’offre en nombre de nuitée est bien plus élevée que le nombre de touristes possible. Dans les années 2005, avec le boom touristique des projets monumentaux, au regard de la taille de la ville, ont vu le jour. Mais la crise mondiale de 2008/2011 est passée par là, avec le désistement d’une partie des investisseurs. L’arrêt des financements ont entraîné l’arrêt de la construction de grands établissements. Pour certains, aujourd’hui à l’abandon, ils sont entourés par des panneaux en tôle et des détritus.

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