Vendredi 12 au dimanche 14 août
Boukhara a été bâtie dans le désert de Kyzylkoum… et ici, effectivement, nous sommes écrasés par la chaleur. Le thermomètre voisine avec les 42 à 44°C et ne baisse pas beaucoup le soir, contrairement à Samarcande. Il y a peu de vent, et quand celui-ci souffle un peu il est brûlant.
Nous apprécions notre chambre climatisée dans le petit hôtel « Caravan » juste en face l’ancienne citadelle royale. Nous ne pourrions pas rester dormir dans le Toyota qui affiche 47°C ! Pour une fois, nous sommes satisfaits d’avoir besoin des enregistrements de nuits d’hôtel.

Boukhara, ville historique

Aux premiers abords Samarcande et Boukhara nous apparaissent comme deux villes bien différentes. Dans la première des mosquées et madrasa répartie sur plusieurs sites, dans la seconde, tout semble concentré dans son centre ancien (la chakhristan), autout de la place Lyab-i-Haouz

Le centre de Boukhara, bien qu’habité, est une zone protégée. Au Xème siècle elle était le centre culturel et religieux de l’Asie Centrale. Puis elle tomba sous la domination des hordes de Gengis Khan, et beaucoup de très vieilles madrasa furent détruites. Vint ensuite la période Chaybanides ouzbeks, et Boukhara comptait alors plus d’une centaine de madrasa et près de trois cent mosquées, autour d’un vaste marché. Nous ne pourrons pas voir tous les points d’intérêts de cette ville. Il y a 140 monuments protégés par l’UNESCO …et il fait très très chaud !
Le minaret Kalon
, construit en 1127, (photo ci-dessus) a une hauteur de 47 m, sur 10m de fondation. « Kalon » en tadjik signifie « grand ». La base de ce minaret repose sur des roseaux qui ont une vocation antisismique. Depuis sa construction, il n’a pas subi de dommages. Même Gengis Khan, impressionné par cette prouesse technique, l’épargna. Il est composé de 14 bandeaux décoratifs tous différents, certains en céramique bleue.

Pour atteindre son sommet, il faut gravir 105 marches, que nous ne pourrons pas emprunter pour cause de restauration. Au pied de ce minaret, la mosquée Kalon. En fait, la nouvelle mosquée Kalon, l’ancienne ayant été détruite par Gengis Khan. C’est aujourd’hui encore un lieu de culte, elle peut accueillir 10 000 fidèles.
En face, une des plus belles madrasa : la madrasa Mir-i- Arab. Ses deux coupoles sont d’un bleu intense, et au coucher du soleil elle est encore plus belle. Nous ne pouvons accéder qu’au hall d’entrée, et ce n’est qu’à travers une fenêtre que nous pourrons apercevoir la cour et l’édifice.

Juste en face de notre hôtel, l’Ark. C’est une ancienne cité royale. Les bombardements de l’Armée rouge en 1920, l’ont en partie détruite, surtout l’intérieur. Il reste les vestiges des appartements royaux transformés en musée. A l’intérieur de cette citadelle la mosquée Juma. Devant, la grande place était auparavant une place de sable, malheureusement célèbre pour ses exécutions. Non loin de là, près de l’ancien château d’eau, la mosquée Bolo-Haouz, lieu de culte des émirs. Nous sommes fascinés par sa structure en bois , dont les colonnes sont peintes. 

Tous ces monuments et édifices sont magnifiques, mais il nous manque le contact avec les Ouzbeks, bien qu’il y ait tout au long de la vielle ville de nombreux petits magasins de souvenirs. Mais trop touristique, les vendeurs parlent même anglais ou français, enfin quelques mots pour héler la foule (pas si nombreuse en cette période).

Le bazar Kolkhozny

Direction le bazar. En chemin nous faisons une rencontre inattendue. Un petit garçon joue au cerf-volant dans la rue. Nous essayons de lui expliquer que nous aussi, dans notre pays, nous jouons au cerf-volant. Il est très fier de nous montrer comment il l’a construit, et surtout qu’il vole très bien.

Le marché est organisé en fonction des produits. Un grand marché pour les vêtements, tissus, chaussures… Sous un hall, un grand espace pour les fruits fais et les légumes. Plus loin un marché couvert pour le pain, les fruits secs et à coques. Nous faisons quelques courses et Patrick sympathise avec les vendeurs. Difficile d’échanger quand on n’a pas la même langue. Dehors, des petits vendeurs et c’est aussi le royaume des petits Daewo.

Sur la route du départ

Après Boukhara, nous faisons une halte une dernière fois à Samarcande, avant de quitter définitivement l’Ouzbékistan. Dans le B&B où nous logeons, près du Registan, nous laissons notre empreinte avec le l’autocollant du cerf-volant club de France (CVCF). Sur la place principale, la statue d’Amir Timour, semble regarder le temps qui passe, sereinement. Sur la route du retour nous trouvons une « vraie » station service gasoil, un peu cher et qui fume, et surtout on ne sait pas comment on peut avoir nos 45 litres, il n’y a pas de compteur !

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