On quitte Merzouga

Samedi 19 novembre. Les journées sont très agréable, mais les nuits fraiches. On apprécie la couverture polaire. On quitte les dunes de Merzouga, avec un petit pincement au cœur. On revient à Rissani, appelé aussi Moulay Ali-Cherif. Ici a été fondée la dynastie des Alaouites, dont font partie les ancêtres de Mohamed VI. Rissani, petite ville aux portes du désert, avec de nombreuses petites échoppes, et même trois boulangeries qui proposent une spécialité : le Madfouna, pain fourré à la viande hachée, plus ou moins épicé. Les femmes, toutes voilées de noir, ne sont que des ombres qui parcourent la ville. Le souk avec ces étals de fruits et légumes, cordonniers, viandes, et le dimanche vaches et moutons est des plus authentiques.

Sur la route, après Jorf, tout un système d’exploitation d’eau souterraine, appelé Khettara, avec possibilité de visiter les canaux. On arrive à Tineghir, Dans le quartier Afanou, on est surpris de voir autant de femmes, toutes de blanc vêtue, palabrant, assises sur les marches … Elles donnent l’impression d’avoir pris la place des hommes ! Cette ville, connue pour sa palmeraie qui s’étend jusqu’au contrefort de l’Atlas, est agréable. On est à 1340m d’altitude, et nous y passerons la nuit après un repas bananes / petit beurre.

Dimanche 20 novembre. On repart sur la N20, coincée entre le Haut Atlas (sur notre droite) et le Jbel Sarhro (à gauche). Belle route, mais surtout de magnifiques paysages, avec des montagnes qui culminent à plus de 2000m, désertiques, sans arbre. On passe sur le pont de l’Oued Dadès à Boulmane, assez à sec, il n’a pas plus ici depuis très longtemps. Enfin c’est la Vallée des Gorges du Dadès. Et là nous traversons énormément de petits villages, les uns derrière les autres. Beaucoup proposent des produits à base de rose et d’huile d’argan. Nous sommes dans la Vallée des Roses (en moyenne un millier de tonne par an). Mais ce n’est plus l’époque des récoltes.

Ourzazate est devant nous !!

Ouarzazate a été longtemps un centre de production cinématographique, comme « la dernière tentation du Christ », « Gladiator », …. Et même « Astérix et Obélix ». Il y a un musée du cinéma. Nous apprécions Ouarzazate pour ses larges rues, propres et fleuries. Mais aussi (et surtout) pour son souk.  Nous faisons une belle pause et déjeunons chez Dimitri une tajine poulet citron. Les murs de ce restaurant sont couverts de photos d’artistes dédicacées et de poster de films tournés dans la région.

Nous reprenons la route direction Agadir. Pour nous les paysages sont beaucoup plus beaux que ceux de la Vallée du Dadès On passe un col à 1700m à Tizi-n-Bachkoum. Arrêt pour la nuit à Taliouine.

Le pays de l’or Rouge

Lundi 21 novembre. On ne peut pas quitter Taliouine, pays de l’or rouge, le safran, sans une petite visite à la coopérative Souktana. Petit film de la plantation du bulbe à la récolte du safran. Le safran est l’une des épices les plus chères au monde. Il faut 350 fleurs pour obtenir 1g de pistil séché. La coopérative met en garde contre le « faux safran ». Ne jamais acheter de poudre de safran car il s’agit souvent de curcuma, ou de poudre de maïs colorée, ou de bœuf séché ou de … brique pilée !

Traversée de l’Anti Atlas. Route en très mauvais état, bas-côté inexistant, nid de poule … la ville de Olad Berhil à l’heure de la sortie des écoliers n’est pas triste. Entre vélos, charrettes, camions, motocyclettes, petits taxis et piétons, Patrick, très concentré essaye de se frayer un chemin.

Enfin en sorite de ville … un peu seuls, enfin moins de vélos. De chaque côté des Domaines agricoles surtout clémentines, que l’on retrouve en vente tout le long de la route. Mais comme c’est en grande quantité et que Woki est de taille .. disons modeste, nous ne pourrons pas en acheter.
En approche d’Agadir, la N10 devient une belle 4 voies…. Entendez 2 voies pour les vélos et charrettes et 2 voies pour les voitures/camions. Et tout d’un coup, face à nous une voiture en contre sens, warning en marche. Quelle circulation démente !
On sort d’Agadir qu’on visitera plus tard, et l’on se réfugie au Paradis Nomade, que l’on rejoint par une petite route bordée d’arganier, qui font le régal des dromadaires. Aujourd’hui protégé, l’arganier pousse uniquement au Maroc. En plus de la fameuse huile d’argan, cet arbre est utilisé dans la fabrication des maisons traditionnelles. De la pluie est annoncée pour cette nuit et demain.

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