Le Camp de Concentration de Chão Bom

Le Camp de Tarrafal est ancré dans les esprits des Portugais, Angolais, Guinéens et Cap-Verdiens comme le « camp de la mort lente ». Pendant plus de trente ans de fonctionnement il a servi à pratiquer les crimes les plus odieux, laissant des cicatrices physiques et psychologiques irréversibles chez ceux qui se sont opposés à l’ordre politique et social existant (dictature portugaise).
Localisé plus précisément à Chão Bom, en bordure de la ville de Tarrafal, dans une région inhabitable et isolée, le camp était une solution pragmatique du régime de Salazar, empêchant de cette façon les prisonniers de communiquer avec l’extérieur, ce qui compliquait toute tentative d’évasion.

Le camp a reçu ses 152 premiers prisonniers le 29 octobre 1936. Il a fonctionné jusqu’en 1956. Durant cette période, il a servi pour recevoir les antifascistes portugais. Après plusieurs années de fermeture, il rouvre ses portes en 1962, sous le nom de camp de travail de Chão Bom et sera cette fois-ci, destiné à incarcérer les anticolonialistes de l’Angola, de la Guinée Bissau et du Cabo Verde. Au total, plus de 500 personnes détenues, dont 340 antifascistes et 230 anticolonialistes. Il a été définitivement fermé en 1974, après la Révolution des oeillets.

Le camp se composait de plusieurs bâtiments, beaucoup d’entre eux construits en utilisant le travail forcé des premiers prisonniers. Il y a des casernes pour les soldats, une buanderie, une centrale électrique, un bureau du secrétariat, des entrepôts, une cuisine, un réfectoire, une chapelle et la résidence pour les chefs et la police. Mise à part le travail forcé, la torture était fréquemment pratiquée comme la frigideira. Cette petite cellule disciplinaire de 9m2 en ciment sans fenêtres et toit et exposée au soleil pouvait atteindre les 50°C. Au total 36 prisonniers sont décédés dans ce camp.

Tarrafal

Nous arrivons à Tarrafal vers 14h00 et notre première halte est au restaurant le Buzio (coquillage) où nous attend un très bon plat de poisson et de l’eau fraîche. Tarrafal est une petite ville de pêcheurs. Sur la plage, il y a même une Maison des pêcheurs. Mais Tarrafal est aussi connue pour sa belle plage. Mais pas le temps de nous baigner, nous n’avons pas fini notre tour de l’île ….

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