Une ville aux plusieurs vies.

L’âge d’or : La ville de Mindelo fut construite autour d’une baie qui assurait un refuge extrêmement sûr aux bateaux. Dans les années 1870, son port (Porto Grande) se développa et attira les compagnies anglaises et leurs stocks de charbon destinés à ravitailler des centaines de navires s’élançant pour les Amériques. Les anglais contrôlaient l’activité économique et leur mode de vie influença durablement le reste de la population.
Le déclin : apparition de ports concurrents, comme Dakar, bien plus modernes et moins chers. Le port de Mindelo est complètement délaissé et la ville, abandonnée à son sort, perd son statut de grand centre économique.
Le renouveau : l’aéroport de 1960 se modernise et devient aéroport international en 2009. Sentant le potentiel touristique de cette île, de nombreux investisseurs étrangers ont été attirés. C’est une nouvelle période de développement pour Mindelo et pour Sao Vicente.

Pour nous, c’est vol Santiago (Aéroport Nelson Mandela) / Sao Vicente (aéroport Césaria Evora) sans encombre. Départ à 9h30, il fait déjà 22°C. Arrivée à 10h25. Nous commençons par bien apprécier la compagnie Binter !
Sur le trajet entre Sao Pédro (aéroport) et Mindelo (notre hôtel) nous apercevons des éoliennes. Elles ont été installées en 2011 et bénéficient de conditions favorables créées par les vents dominants venus de l’Atlantique. C’est même étonnant de ne pas en voir plus sur l’ensemble des îles de l’archipel. En faisant des recherches nous avons lu qu’il y a 30 éoliennes sur quatre îles du Cap-Vert (Boa Vista, São Vicente, Sal et Santiago).

Notre coup de cœur pour cette jolie ville.

Notre hôtel donne sur la Place Amilcar Cabral, anciennement Praça Nova. Nous sommes en plein centre de Mindelo. Nous pourrons tout faire à pied. Et à Mindelo il y a beaucoup de choses à voir et à faire ! Autant Praia (Santagio) est surnommé le Petit Dakar, autant Mindelo c’est le Petit Rio. D’ailleurs, son carnaval (le 5 mars en 2019) est moins couru mais plus authentique que le carnaval de Rio.

Nos balades dans Mindelo nous permettent de découvrir de petites ruelles, d’anciens bâtiments, des petites maisons très colorées. Ici on ressent bien la devise du Cap Vert : No stress, entre flegme britannique et décontraction méditerranéenne.

En face de nous, la baie de Mindelo, classée parmi l’une des plus belles au monde, où nous aimons flâner le long de l’avenue Marginal. Au bout de cette esplanade s’élève la réplique de la tour de Belém de Lisbonne. Elle a accueilli la capitainerie avant d’être longtemps laissée à l’abandon pour être finalement rénovée dans les années 90 puis en 2002-2003. Aujourd’hui, elle sert d’écrin à un petit musée de la mer. Une expo sur quatre étages, qui rappelle l’histoire portugaise du Cap-Vert, avec de belles maquettes de bateaux. Et son point d’orgue, la plate-forme située à 50m, avec un point de vue splendide de 360° sur la ville et la baie de Mindelo

Au pied de la tour de Belém, à la Praia Bote (« la plage aux barques »), ou au détour de petites ruelles, sur les petites places, des générations s’affrontent au jeu de cartes, mais le divertissement roi à Mindelo, c’est bien l’Urri, que l’on connait mieux sous le nom d’Awalé, originaire d’Afrique.

Au centre ville, le Palácio do Povo (palais du peuple) anciennement Palais du gouverneur. C’est un très bel édifice reconnaissable à sa couleur rose et à l’architecture coloniale. Il est « classé parmi les bâtiments qui constituent le cœur architectural de Mindelo ». Après avoir servi aussi de palais de justice, il est, depuis 2015, consacré à des expositions dédiées à l’art africain. Dans l’autre aile du palais, une exposition consacrée à  Césaria Evora. Découvrir cette belle expo sur notre reportage musique au Cap vert.

A quelques pas de là, dans une rue face au Palais, le marché municipal. Il regorge de fruits et de légumes, animation garantie, entre les rires et les interpellations des vendeuses. A l’étage peu de magasin, mais une vue plongeante sur les étals. Au gré des saisons, les produits viennent de Santo Antão (la grande île agricole voisine), des quelques petites fermes de São Vicente ou de l’étranger.

En quittant le marché municipal, par des ruelles, nous arrivons sur une petite place, dominée par l’église Nossa Senhora da Luz. Plus loin, une grande place, tout simplement appelée Place de l’Etoile (Praça Estrela), avec de très nombreuses petites boutiques-bazars, le plus souvent tenues par des vendeurs sénégalais. On y trouve de tout : casquettes, magnets, T-Shirts, montres, chaussures, boubous, pagnes …. A l’arrière des stands de très beaux azulejos (voir notre galerie photos)

Un autre marché, très typique, au pied de la tour de Belém : le marché aux poissons, mercado de Peixe. Haut-lieu de vie populaire, animé, bondé, bruyant … nous on adore !
Les vendeuses proposent du mérou, du thon, de la murène, du rouget, du mulet, du poulpe, des lambis, de la sole, de la seiche, des maquereaux…. que des hommes proposent d’écailler avec de simples boîtes de conserve perforées contre quelques escudos.

Sans problème, nous arrivons à prendre des photos et vu l’ambiance, Patrick fait aussi quelques prises de son. Il en fera aussi sur la plage, au pied du marché. Au loin, le port de passager avec les ferries qui font la liaison avec l’ïle de Santo Antão.

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