Dimanche 6 novembre. Après un arrêt très sympa à Collioure, on reprend la route vers l’Espagne. La déco du poste de douane montre bien qu’il n’a pas servi depuis longtemps. Pour éviter Barcelone et sa circulation on prend un bout d’autoroute. On passera la nuit à Pinescola. Station très touristique l’été à en voir les barres d’hôtel et d’appartements fermés. Mais pour nous, hors saison, c’est idéal : parking vide et gratuit en bord de mer où l’on profite du lever du soleil !

En cette saison ce parking est idéal : Wifi de la ville, on en profite pour mettre le blog à jour. Pendant ce temps Patrick répare la porte arrière qui commençait à avoir du jeu, Grâce aux conseils avisés de Marc Mellet, Patrick a pu revisser les charnières. Et voilà, la grande porte arrière ferme correctement. Déjeuner en bord de plage de tapas maison. On croise beaucoup de français installés ici en « non résidents ». Il est vrai qu’il y fait bon vivre à cette époque de l’année… Il parait qu’il neige en France !

On prend la route vers Valencia. Vers Benicssim, de grandes barres d’immeubles inachevés. On a pris l’autoroute. Enfin plutôt l’Autovia, pour nous la A7, qui est gratuite. L’Autopista (AP7) est payante. Du coup de beaux tronçons de route, qui nous évite de passer par les grandes villes ou gigantesque port comme Castello de la Plana. Le réseau routier est très impressionnant, ressemblant plus à celui de l’Allemagne que de la France. La nuit tombe très vite, et au loin chaque grande ville apparait sous la forme de milliers de vers luisants. Arrêt pour la nuit sur un bord de plage à l’Est d’Aguilas. Courses en ville le lendemain, dans une supérette Spar très animée, surtout au rayon boucherie. C’est l’ambiance du sud !

Tabernas

Sur notre route en direction d’Alméria, des hectares de serres, dont beaucoup pour les tomates. Puis le décor change, semi-désertique et rocailleux, mais avec toujours beaucoup de culture, comme des petits oasis plantés çà et là. Vient suite la région des oliviers, à perte de vue. Nous approchons de Tabernas. Et une fois n’est pas coutume, nous visitons Fort Bravo.  Planté dans le désert de Tabernas, là ou de grands westerns ont été tournés, c’est aujourd’hui un décor avec spectacle pour les touristes. Patrick a failli finir en prison, mais le shérif et les demoiselles du saloon sont venus le libérer ! Quelques heures plus tard nous sommes aussi poussiéreux que pouvaient l’être les vrais cow-boys. Le vent soulève la poussière, les chevaux au galop n’arrangent pas la situation. Trouver un terrain de camping avec douche chaude ne sera pas du luxe.  On arrive au Camping La Garrofa, près d’Alméria. Douche chaude ok, mais pas de connexion Internet. On prépare les photos et le texte mais la mise à jour du blog … pour une autre fois.

Alméria

Mercredi 9, après un petit déjeuner partagé avec les nouvelles copines de Patrick (les tourterelles) … visite de la ville d’Alméria. Grand parking et pas cher pour garer Woki : Parking Muelle de Levante, près du port, face la grande Avenida Reina Regente. On a adoré se perdre dans les petites ruelles, les tags et un magnifique trompe-l’oeil avec des enfants jouant au cerf-volant. Nos pas (ou notre estomac) nous conduisent dans un petit bar à tapas : La Bambalina (padre Alfonso Torres), on déguste deux verres de vins accompagnés de tapas (gratuits) à base d’anchois et de poivron … la spécialité de la région.
On reprend la route vers Algéciras. La A7, autoroute qui longe les différentes Sierra. Le plus impressionnant, un tunnel à 4 voies de chaque côté perce la montagne.

Tout le long de la route, nous sommes surpris de voir des serres bâchées à pertes de vue, comme une grande mer de plastique blanc. Le sud de l’Andalousie s’est paré du titre de « jardin de l’Europe » et fournit la moitié des fruits et légumes consommés en UE. C’est la plus vaste concentration de serres au monde, près de 40 000 ha. Elles abritent une production de fruits et légumes. Le climat est ici désertique, alors les plants poussent sur un substrat artificiel à base de sable. Pour accéléré le rendement de ces cultures hors sol : engrais, pesticides et fongicides. 30 000 travailleurs saisonniers y travaillent dans des conditions difficiles, sous la chaleur des bâches en plastique. Ce territoire est devenu un véritable désastre écologique.

Nous arrivons sans encombre vers 22h à Los Barrios. L’avantage d’avoir une route correcte c’est que l’on peut rouler de nuit et profiter de la journée pour visiter.
Jeudi 10 novembre, ici il fait plus humide qu’à Alméria, et au lever du jour la température est déjà de 16°C. Nous prenons nos billets A/R à l’agence Gutierrez (200 euros avec un retour open, valable 1 an). Nous embarquerons sur la compagnie Acciona. En attendan, on va profiter de la journée pour visiter Gibraltar.

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