Lors de notre voyage en 2011 en Russie, nous n’avions pas pu visiter Moscou. Cette fois-ci nous avons décidé d’y passer plusieurs jours. Nous sommes à une dizaines de minutes à pied de la station de métro Tulskaya, ligne 9 – la grise, rive sud et à seulement 4 à 5 stations du centre ville. (voir notre reportage sur le métro)
Nous commençons notre découverte de Moscou par la Place Rouge.
C’est une place gigantesque, 400 m de long pour une largeur de 150 m. le premier bâtiment que nous découvrons est le Musée historique d’État. Bien que construit fin du XIXe siècle, sous le Tsar Alexandre II, il a l’apparence d’un bâtiment de l’ancienne Russie, s’intègre parfaitement et il est tout en brique rouge.
Mais ce n’est pas lui qui a donné son nom à la « Place Rouge », c’est une mauvaise traduction de l’ancien russe : krasny / krasnaïa qui signifiait à la fois beau et rouge. En fait, la Красная площадь (prononcez : Krasnaïa plochtchad), était plutôt la « Belle Place » que la « Place Rouge« . Mais qui aujourd’hui ne la connaît pas cette fameuse « Place Rouge ». D’ailleurs on vient la voir du monde entier, surtout des pays d’Asie. Nous sommes comme des gamins devant le cadeau tant espéré : On y est !!

Sur notre droite l’imposante muraille du Kremlin, et le mausolée de Lénine, embaumé après sa mort. Sur notre gauche le GOuM et la cathédrale Kazan, et en face de nous, majestueuse, la Cathédrale Basile-le-Bienheureux.

La Cathédrale Basile-le-Bienheureux. Pour nous, c’est le symbole de Moscou, voire de la Russie.
A l’extérieur : La première chose que l’on peut admirer ce sont les magnifiques coupoles de couleurs vives, toutes différentes. On a du mal à s’imaginer qu’à l’origine tout était entièrement blanc avec des coupoles dorées. Les dômes n’ont été peints que vers la fin du XVIIe siècle. La cathédrale est en fait composée de huit églises séparées, chacune ayant une tour couronnée d’un clocher à bulbe. Elles entourent un neuvième, plus gros, qui les surplombe. Mais, à première vue, on a du mal à voir la symétrie de la construction. La dixième chapelle est celle en l’honneur de Basile le Bienheureux.

A l’intérieur : Pour la visiter, il y a deux tarifs. Un pour les Russes (500 roubles) et un pour les autres : 1 000 Roubles par personne, ce qui fait cher pour la Russie (26 euros pour nous deux).  A l’intérieur, un vrai dédale pour visiter les coins et recoins des différentes chapelles. De très belles fresques, des autels, …. mais on perd la notion de grandeur que l’on a de l’extérieur. Et ce qui nous gêne le plus c’est que l’on perd complètement l’aspect religieux de cette cathédrale, peut-être trop de monde et trop de selfies devant les icônes ….

La Cathédrale Basile-le-Bienheureux – Son histoire :

Construite par Ivan le Terrible entre 1555 et 1561, en mémoire de l’annexion de Kazan et de la victoire sur le Khanat (territoire) de Kazan, elle a un style architectural unique. C’est d’abord une église en bois qui est édifiée sur la place du marché, près du Kremlin puis  elle est remplacée par une église en brique.
L’église était connue sous le nom de Cathédrale de l’Intercession-de-la-Vierge-sur-le-Fossé. Le fossé était la douve qui entourait le Kremlin et qui lui servait de défense. Il a été comblé en 1813. La cathédrale doit son nom actuel à un « fol-en-christ« , Basile (Vassili). Les « fols-en-Christ », sont des personnes qui ont choisi la piété constante comme mode de vie.
Basile est né vers 1469 à Moscou dans une famille ordinaire et pauvre. À 16 ans, il quitte sa maison pour devenir un « fol-en-Christ ». Presque toute sa vie, il s’est soumis à des privations en déambulant sans vêtements ni chaussures par tout les temps. Basile est aussi reconnu pour sa clairvoyance. Largement vénéré à Moscou pour sa piété, Basile était aussi le seul homme qui pouvait critiquer Ivan le Terrible sans crainte. A sa mort, le tsar lui-même porta son cercueil. Après la canonisation de Basile en 1588, une dixième église fut ajoutée à la cathédrale : sa dépouille y fut transportée et l’ensemble fut rebaptisé en son honneur.

Durant son histoire, la Cathédrale Basile-le-Bienheureux a souvent failli disparaître : incendies, invasion de Napoléon, plan de démolition sous Staline (elle perturbait les défilés militaires sur la Place Rouge). Puis elle a été déclarée Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1990, en même temps que l’ensemble du Kremlin.

Beaucoup plus modeste, la Cathédrale de Kazan (photos ci-dessus) est surtout plus intimiste. Notre-Dame de Kazan est l’une des icônes orthodoxes les plus vénérées de Russie. L’église a été construite en 1625, souvent avant d’être détruite par les autorités soviétiques en 1936. Mais au début des années 1990, elle a été reconstruite selon son aspect d’origine.

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