Arrivée à Moscou

Nous embarquons sur Aéroflot le 13 avril, siège N° 13 B et 13 C … même pas peur, nous ne sommes pas superstitieux, Patrick est même né un vendredi 13 !! Nous avions quelques doutes sur notre voyage, ayant des critiques acerbes sur cette compagnie. Notre expérience est très satisfaisante : Enregistrement des bagages très rapide, contrôle à la douane hyper rapide (nos deux valises cabines sont passées au détecteur sans problème), personnel à bord plutôt sympathique, repas correct (poulet-sarrazin, fromage et dessert ananas). Bref un vol tranquille et bien agréable.
Arrivée à l’aéroport de Moscou Sheremetyevo : passage douane et carte immigration en cinq minutes ! Ce qui nous change des expériences à la douane russe avec notre véhicule (12h00 en 2011, voir notre vidéo). Nous récupérons nos valises très vite, puisqu’elles sont déjà à côté du tapis roulant.
Pour se rendre au centre ville, nous pouvons prendre l’Aeroexpress, train rapide qui nous emmènerait jusqu’à la station de métro Belorusskaya, puis métro jusqu’à notre hôtel. Faisable mais pas très pratique avec nos valises. Avec Julie, que nous avions rencontré à Roissy, nous négocions un taxi pour 3 personnes, 2 arrêts différents et 6 valises … nous passons de 8 000 Rub à 3 000 Rub (soit de 110 euros à 40 euros).

Notre hôtel est près d’une station de la ligne circulaire de métro (la 5), que nous regagnons rapidement grâce aux passages piétons souterrains. Notre rame est décorée de magnifiques aquarelles. Pour en savoir plus sur le métro de Moscou, voir notre reportage de 2018.

Après une bonne marche à pied, nous faisons une halte au restaurant « Expedicia, cuisine du  Nord » spécialisé en cuisine sibérienne, histoire de nous donner un avant goût de notre voyage. La décoration de ce restaurant est très spéciale grande cheminée au milieu de la salle, décor d’expédition en Sibérie, cabine d’hélicoptère, des objets divers (peaux de bêtes, outils) et des faux arbres. Ils ont poussé la déco sibérienne jusque dans les toilettes !

L’avantage du métro de Moscou, c’est que l’on peut se rendre assez rapidement dans tous les coins de la ville. Aujourd’hui, plein centre. Direction la rue piétonne Nikolskaya Ulitsa. Elle relie la place Rouge et la place Loubianka (site du FSB). On adore cette rue et on a la chance d’avoir un super ciel bleu, qui met en valeur sa décoration céleste, aussi surprenant de jour que de nuit.
Rue animée avec à la fois des commerces, des boutiques de luxe, des bâtiments historiques et religieux, comme la cathédrale de Kazan. En face, le GOuM, Magasin universel d’Etat (notre reportage de 2018). Une exposition de photos anciennes nous replonge dans l’atmosphère du début du siècle dernier. En sous-sol, nous visitons les somptueuses « toilettes historiques ». Il s’agit de la reproduction exacte des toilettes de l’époque de l’Empire russe (payantes 200 Rub – 2,70 euros)

Nous retrouvons la Place Rouge avec toujours autant d’émotion. Et pour nous, le symbole de Moscou, la Cathédrale Basile-le-Bienheureux, avec ses magnifiques coupoles de couleurs vives, toutes différentes. Nous ne visiterons pas cette fois la cathédrale, nous l’avons vue en 2018 (reportage ici) () Nous poursuivons notre balade vers le Parc Zaryadye, en longeant le Old English Court Museum, le Temple de St. George le Victorieux ….

En nous rendant au marché au marché aux puces de Izmailovo, nous avons rencontré Nickolay Orlov, photographe. Il nous a indiqué un bon plan : au dernier étage d’un magasin de jouet, on peut accéder à une terrasse pour de belles prises de vue.
Alors, direction place Loubianka (Лубя́нка) au paradis des enfants : Де́тский мир , Detsky Mir (le monde des enfants). Ce bâtiment de 6 étages consacrés aux enfants est le plus grand en Europe de ce genre. De l’extérieur c’est un bâtiment de l’ère soviétique de 7 000 m2. A l’intérieur, un design moderne avec une verrière de toute beauté, referme des magasins de jouets, des maquettes, de vêtements, des animations dans les allées, une librairie spécialisée, des spectacles …. On compte plus de 500 boutiques. Une boutique attire notre attention, elle propose des poupées, mais celles-ci, faites en latex, sont si réalistes qu’elle en deviennent un peu flippantes. Dans une allée, une expo sur les fourmis, et de quoi se fabriquer son propre vivarium à fourmis.

Au centre, on peut admirer une énorme horloge réalisée par la marque de montres russes Raketa. Faite d’or et de platine, c’est une véritable  œuvre d’art extrêmement complexe. Au dernier étage, le 6ème, des restaurants et sur la droite de Mac Do, un petit kiosque vend des billets (50 Rub – 60 cts) pour accéder à une terrasse panoramique. Impressionnante vue sur la ville de Moscou, le Kremlin et la place rouge.
Justement, nous allons y retourner vers la Place Rouge, pour retrouver un très bon restaurant, dont la spécialité c’est le crabe : le Wine & Crab. Ici on peut le déguster sous toutes ses formes, avec un verre de vin. Mais on peut aussi voir de magnifiques crabes royaux du Kamtchatka dans l’immense aquarium au milieu du restaurant.

Aujourd’hui une grande journée nous attend. On prend place dans le métro, une fois de plus … direction Nord-Est, arrêt station VDNKh (ligne 6). Pas loin du musée de la cosmonautique, auquel nous allons consacrer une bonne partie de notre journée, le centre VDNKh (ВДНХ en russe) aussi appelé Centre panrusse des expositions. Créé en 1939 sur ordre de Staline, il était dédié aux expositions agricoles de l’époque.
Nous passons par l’entrée principale, représentant un arc de triomphe, surmonté d’une sculpture représentant un conducteur de tracteur et une kolkhozienne. Nous pénétrons dans le parc de 160 hectares. Nous ne pourrons pas tout parcourir !
De grandes allées fleuries, des fontaines, et tout au bout de l’allée principale le Pavillon Central (histoire de l’État soviétique, consacré à la gloire des réalisations économiques, scientifiques et technologiques de l’URSS.). Beaucoup de promeneurs, il faut dire que c’est un lieu de détente apprécié des Moscovites. En dehors du Pavillon Central, le centre VDKNh accueille une impressionnante quantité d’autres pavillons, comme le Pavillon №34 Espace (Centre de l’espace et de l’aviation) ou le Pavillon №84 (Maison de la culture), sur une superficie de 317 hectares.

Un peu plus loin, une sculpture monumentale  de 25 m de haut nous interpelle. C’est l’Ouvrier et la Kolkhozienne. Véritable emblème du réalisme socialiste, elle représente les deux branches les plus importantes de la société soviétique : l’agriculture et l’industrie. Cette œuvre, de la célèbre sculptrice Vera Ignatievna Moukhina, a été présentée à Paris lors de l’exposition de 1937. Elle fut aussi le symbole des studios de cinéma Mosfilm.

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